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Immobilier

Comment un expatrié peut-il bénéficier d’un financement pour un achat immobilier ?

Le financement d’un achat immobilier quand on est expatrié

La concrétisation d’un achat immobilier par l’obtention d’un financement n’est pas une démarche de tout repos. En France, la procédure pour bénéficier d’un crédit immobilier présente certaines complexités pour les résidents. Pour les non-résidents ou les expatriés, il est très difficile de se faire accompagner par une institution bancaire dans le financement d’un projet immobilier. Cependant, cette opération n’est pas impossible du moment que les exigences légales sont respectées. Dans cet article, découvrez les éléments de réponse sur les étapes qui sont relatives au financement d’un achat immobilier quand on est expatrié.

Un examen des conditions d’éligibilité du crédit immobilier

Lorsqu’il s’agit d’un achat pour expatrié, les formalités classiques d’éligibilité à un prêt immobilier restent les mêmes. Ce sont principalement la capacité de remboursement et la situation professionnelle. Ces deux critères se traduisent par :

  • Le niveau de revenus et le taux d’endettement ;
  • L’apport et la garantie.

De même, les banques tiennent compte du pays de résidence de l’expatrié. En effet, les pays européens, surtout ceux de la zone euro, ainsi que les États-Unis et le Canada ne posent pas trop de problèmes. Mais, elles restent méfiantes par rapport aux pays qui connaissent une instabilité politique. Il doit donc s’assurer du respect à ces exigences avant de postuler à un crédit immobilier.

L’apport de justificatifs

La constitution de dossier pour un crédit immobilier d’un expatrié est presque identique à celle d’un Français résidant en France. La seule différence se situe dans une étude minutieuse et plus exigeante accordée au dossier. Pour bénéficier de ce type de crédit, il faut être en mesure d’apporter les preuves de :

  • Son identité ;
  • Son domicile ;
  • Sa situation matrimoniale ;
  • Sa preuve de revenus et son contrat de travail ;
  • Son patrimoine ;
  • Sa situation bancaire.

Ces différentes pièces constituent une Pré-étude de faisabilité qui permet à l’emprunteur d’évaluer les risques qui sont généralement liés au contrat de travail et aux preuves de revenus (fiches de paie). Les conditions d’établissement des fiches ne sont pas les mêmes en France. C’est pourquoi certaines institutions financières réclament l’intervention d’un notaire pour témoigner de la légalité des pièces fournies.

La recherche d’une institution de financement

Toutes les banques ne sont pas aptes à faire des offres de crédit immobilier à ce type particulier de clientèle. Les services financiers en ligne ou néo-banques n’accordent aucun intérêt à ce type de projet. Pour eux, il s’agit carrément d’un gros risque qu’il n’est pas intéressant de prendre. Toutefois, il existe des établissements financiers qui proposent des types de service pour expatrié. La préoccupation première de la banque est la situation fiscale du demandeur du crédit immobilier.

La mise à disposition du financement

Vu la procédure administrative trop exigeante et le gros risque que présente un non-résident ou un expatrié, le taux d’intérêt d’un crédit immobilier à un expatrié est élevé de 0,5% par rapport au taux classique appliqué sur le marché. Dans la même dynamique, les frais d’apport restent aussi élevés. Ils peuvent être évalués à 20%, voire 30% du prix d’achat du bien immobilier contre 10% pour les résidents.

Avant que le financement ne soit complètement mis à la disposition de l’expatrié, la banque peut réclamer la souscription à un produit financier parallèle comme la prise d’une assurance-vie. Pour la banque, la prise de toutes ces dispositions est indispensable afin de limiter les risques.

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